VOICI COMMENT LE MAKOSSA LE ASSIKO SE FONT PIRATER
Vendre le Makossa et le Assiko sans payer des droits....
Mpeke Mu Ntonga
Londres, ce 4/06/2006
Oui ce n'est que de cette façon que nous allons faire reculer des pratiques qui gagnent tout un pays. Ne pas le faire, quoi qu'on soit juriste ou autre, est une complicité à l'amplification du phénomène d'incivilité qui perdure au Cameroun après les périodes des villes mortes, et qui fait du Cameroun ce qu'il est aujourd'hui, un pays incrédible sur presque tous les plans, un des pays les plus corrompu au monde. Le site de Biangue Tinda peuplesawa.com, est une insulte car il nous a dit avec son accent fortement Bamiléké qui se veut être un gars de l'Est que c'était un don au peuple Duala parce qu'il adore le Makossa, et il met l'accent sur le fait que le peuple sawa ne paie pas de frais d'hébergement mensuel, car ce site est un don à ce peuple. Oui c'est un moyen de vendre le Makossa sans en demander la permission aux auteurs qui n'en gagnent rien a ce que leur musique soient téléchargées sans frais à longueur de journées dans des ordinateurs qui les recopies pour qu' elles soient revendues en quantité industrielle dans des réseaux bien protéger qui alimentent les marches noires des commerces du Bamilékanisme. On connaît ces méthodes du Bamilékéisme en occident et en Afrique, qui ne vit que de fraudes diverses. A qui est-ce que ça profite ?
D'ailleurs ce sont les même Bamiléké qui produisent les chanteurs Sawa. Les artistes Sawa doivent dénoncer cette forme de piratage en ligne d'autant plus que les musiques sont disponibles pour être acheter dans les boutiques ou en ligne pour que ça profite à son homme pas a des mercantilistes qui vendent la publicité des entreprises Bamiléké dans des sites internets et nous donne l'impression d'avoir un site Internet offert gratuitement au Sawa (peuple Sawa.com). Dans Bona Sawa, ont ne mange pas ce mensonge là. L'heure est venue de faire tourner les choses à l'endroit.
Les artistes Sawa ne gagnent rien à ce que leurs musiques soient exposées et téléchargées dans ce site. Nous leur recommandons d'exiger juste des secondes par titres et ceci à titre promotionnel pour l'artiste et aussi pour le site en question s'il faut en arriver à un accord d'échange d'autorité. Histoire de pallier au risque de piratage. Les artistes Sawa dont les musiques sont intégralement exposées dans le site peupleSawa.com doivent réagir si non c'est eux qui sont perdant. Ça s'appelle de l'abus des droits d'auteur. http://www.peuplesawa.com/fr/bnaudios.php?kat=1
Au lieu de ventiler des concepts incomplets qui nous font tourner sur place, dénonçons ce qui nuit à notre développement socioculturel et politique au Cameroun. C'est aussi ça la Sawanité qui ne manie pas la langue de bois. Non pas une Sawanité qui convoite, qui est indécise, qui ne sait pas ce qu'elle est et où elle va. Cette Sawanité tourne en rond fait écrire des articles à demi mot, mais nous offre des feuilles et des feuilles de papier pleinnes de tournures de styles qui ne nous font que dormir d'inertie due à cette flatterie exagérée. Nous intellectuels Sawa devons nous attaquer aux problèmes sociaux qui sont générés par le Bamilékéisme, car c'est là que repose notre déchéance.
Ne soyons pas complices de notre propre extinction politique au Cameroun, dénonçons avec fermeté, clarté et simplicité ces pratiques mercantilistes et ne signons aucun pacte avec les agents du Bamilékéisme ou Bamilékanisme (comme vous voulez) comme c'est le cas dans peuplesawa.com.
Ceci ne sont que quelques exemples et nous allons vous en fournir d'autres prochainement. Qui a dit que les Sawa sont tous des mendiants ou des vendus ? Nous devons apprendre à nous tenir debout et parler d'une seule voix pour défendre nos intérêts. Ici c'est ce que nous allons toujours faire .Nous avons longtemps sonné la fin de la récréation et nous allons faire encore plus fort. REAGISSEZ, ECRIVEZ NOUS, ENVOYEZ NOUS VOTRE SOUTIEN, nous nous battrons ensemble pour redonner à nos peuples Sawa leur fierté d'antan.
Ponda bwan, Bona Sawa.
Sawanellement.


Commentaires
moderator le 05/06/2006 à 13:36:00Avec toute ma sympathie a mon ami d'enfance et de Pago,Theodore Priso chef d'entreprise courageux et producteur du Makossa par son label PBI qui demontre toute son expertise en la matiere. Sango piiso Massoma mam'
ellong le 19/08/2007 à 22:54:31
A propos du piratage musical!!!
J'ai lu avec beaucoup d'attention l'article de mon frère sawa mpeke au sujet du site peuple sawa qui d'après lui serait un outil participant au piratage de la musique des artistes sawa. Les artistes sont les dépositaires de leurs oeuvres dès lors qu'ils sont auteurs compositeurs; Je pense qu'ils ont à ce titre un droit de regard sur la diffusion de leurs oeuvres sur quelque support que ce soit. J'aimerai tout simplement savoir si certains de nos artistes sawa sont au courant de cette disposition juridique. Car je suis tout à fait d'accord avec mon frère mpeke lorsqu'il dénonce les turpitudes de certains "producteurs" qui participent volontiers au piratage, et ainsi réduire à néant les efforts déployés par les artistes pour la création. A qui profite le crime ? Certainement pas aux artistes , mais surtout à la mafia tolérée , voire encouragée par les autorités camerounaises. Quid du décret d'application contre la piraterie au cameroun signé par Paul Biya, décret qui devait lutter efficacement contre le vol des oeuvres de l'esprit de nos artistes.
Le cameroun au delà de l'esprit d'incivisme et mercantile de certains camerounais est un pays à part, car tout se fait à l'envers dans ce pays .
Soutenons nos artistes sawa,car ils sont les porte drapeaux de notre culture que rien ne pourra anhiler.
Abdelaziz MOUNDE le 15/06/2008 à 18:44:39
Bonjour,
Je lis avec intérêt vos articles, car je m'intéresse aux questions d'identités culturelles au Cameroun.
Je réagis surtout à l'article concernant le piratage des oeuvres "des artistes SAWA" auquel je souhaiterais apporter quelques reflexions :
1- En assumant votre sawanité, ce qui est très honorable, il ne faut guère amalgamer les Bamiléké en y voyant un complot mercantiliste systématique et concerté. Le site sur le peuple Sawa n'a pas une vocation mercantile, il participe d'une plateforme dont le site Royaume Bamoun.com fait partie et qui a été généré par Biangue Networks qui est effectivement un concept développé par un ingénieur camerounais formé en Allemagne originaire de l'Est Cameroun
2- En dénonçant la diffusion illicite des oeuvres, il faudrait dissocier avec rigueur cet état de choses qui peut procéder d'une pratique malheureusement tolérée sur Internet et qui n'est guère exclusive aux producteurs ou aux BAMILEKE d'avec une forme objective et délibérée de piratage, de sabotage des oeuvres d'artistes sawa. Allez sur Youtube, sur Daily motion, Mooziko, Africa hit, grioo.com etc et vous en aurez la preuve
3- Pour ma part, les artistes de l'aire culturelle SAWA, n'appartiennent plus à "leurs frères". Ils sont pleinement camerounais dans la reliance sociale, la communion musicale que leur oeuvre suscite depuis l'ambass-bey des années 20-30 aux formes actuelles de makossa.
Je suis fier sur une piste de danse de vibrer sur des formes élaborées d'essewe, de me délecter du ngoso d'un Douleur, ou d'un combo retraçant l'histoire du makossa avec Manu Dibango, Salle John, Yves NDJOCK, Guy Nsangue, Penda Dalle, Charlotte Dipanda
Je suis également fier d'écouter le savant dosage de Makossa et Tchamassi opéré par Sam Fan Thomas, Sam Batcho sur les traces de notre étoile André Marie Talla.
Bamoun de culture, je suis fier de savoir par exemple que l'histoire de ce peuple, les épopées du roi njoya sont devenues une histoire africaine et qu'au fond ces divisions tribales artificielles sont le cancer de notre pays.
Un artiste comme Claude NDAM, qui ne saurait par exemple le considérer bien qu'etant un ambassadeur hors pair de la langue et de la culture Bamoun, comme faisant partie du patrimoine national
Pour finir je dirai tout simplement MBOA SU, Cameroun O BOSSO, pour saluer cette extraordinaire richesse de mon pays le Cameroun.