LA FEMME SAWA A L’HEURE DE L’INTERNET

 

 

LA FEMME SAWA A L'HEURE DE L'INTERNET

 

Par Mpeke Mu Ntonga

Londres, ce 13.07.2006

 

 

Beaucoup de femmes Sawa aiment la modernité. Elles n'en restent pas toutes pour autant éblouies par celle-ci au point de ne pas savoir ce qu'elles doivent y faire. Elles s'en servent pour non seulement donner la vie aux peuples, mais aussi, le protéger, le soutenir, le  maintenir et le projeter dans l'avenir. Cet article a pour but non seulement de stimuler les femmes Sawa devant les enjeux de notre époque, mais aussi de rendre hommage a celles qui d'arrache pied déjà luttent pour faire entendre leurs voix dans la toile pour un Grand Sawa en marche. C'est aussi un hommage a celles qui luttent dans l'ombre pour la préservation de nos langues et traditions dont elles sont les naturelles prometteuses et protectrices. C'est aussi un hommage a celles qui luttent contre les injustices sociales, toutes les idées reçues, les cliches, les stéréotypes, les concepts faux, qui empêchent l'éclosion sociale de notre entité Sawa et même notre pays le Cameroun.

 

Nous ne pouvons pas parler de la femme Sawa et Camerounaise sans faire allusion aux abus fait à la gente féminine dans nos sociétés et maintenant sur la toile.  Le problème prend source dans le système éducatif qui régit nos sociétés Africaines. Bassey (1999) dans Western and Political Education in Africa  nous rappelle que le système éducatif aujourd'hui en Afrique est un lègue de la colonisation, et tout comme Paulo Freire l'a noté, l'éducation coloniale a imposé la culture du silence dans  les peuples Africains du tiers monde.' L'auteur insiste en notant que 'ce terrain a été cultivé avec un effort délibéré reproduit par les colonisateurs, de se servir de l'éducation pour empêcher aux colonisés de se comprendre eux même, d'être eux même, d'avoir une conscience et une culture'.  En fait, il faut observer selon Bassey qu'a travers la manipulation du code de l'éducation nationale, et certains programmes éducatifs, l'éducation coloniale expose juste aux colonisés les éléments de la culture du colonisateur avec pour optique de promouvoir et faciliter la perpétration de l'exploitation de l'Afrique.

 

Cela a eu et continue à produire des conséquences fâcheuses et aliénantes. L'une des premières aliénations vis-à-vis du colonisé ou de la colonisée, viendrait selon Bassey (1999 :81) de l'exposition dans le système éducatif des éléments qui facilitent la  stimulation culturelle et qui tend a effacer la signification du passé de celui-ci ou celle-ci. L'histoire des peuples Sawa est conditionnée par cette logique de la domination occidentale sur les peuples Africains. La femme Sawa reste comme dans toutes les communautés et peuples Africains l'une des victimes de cette politique coloniale. Les programmes d'éducations nationales en Afrique selon Bassey (1999) étaient détermines par un besoin  immédiat et a long terme liés au développement de la culture métropolitaine dans tous les aspects sociaux.

 

Elle cite une fois de plus Paulo Freire et Donaldo Macédo qui plaident par ailleurs que l'école coloniale en Afrique avait pour objectif, l'acculturation des locaux, en d'autres termes, leur acculturation consistait a les mettre dans un model prédéfinit, colonial. L'école, reste le lieu où cette idéologie est le mieux exercée jusqu'à nos jours. Les deux sociologues et pédagogues sont aussi persuadés que les fonctionnaires éduqués avaient pour rôle de maintenir le 'statut quo'. Le travail de Freire et Macebo est d'autant plus impressionnant car ils ont aussi remarqué que le rôle des fonctionnaires colonisés pris une tournure nouvelle lorsque ceux-ci furent conviés à des postes plus importants comme représentants des colonialistes en Afrique. Cela fut un succès pour les colonialistes selon Freire et Macebo car, cela permit de créer une classe de 'petit bourgeois' fonctionnaires qui étaient persuadés  qu'ils étaient devenus' blancs' ou noir avec des âmes d'occidentaux et par conséquent, étaient supérieurs aux autres Africains. (Dans Bassey : 84).  Aujourd'hui, nos peuples et communautés Sawa sont malheureusement habités par ces agents du colonialisme occidental dont il est question ici. Nous sommes sans ignorer que cette 'petite bourgeoisie' aujourd'hui a cause de  l'Unité Nationale etc. qui ont pris le relais des idéologies colonialistes perpétuent l'aliénation de nos peuples Sawa et Camerounais. Cette éducation nationale dirigée par cette 'petite bourgeoisie' Camerounaise n'à jamais lutté assez contre les oppressions de toutes natures sur les femmes et les abus sur jeunes femmes et aujourd'hui sur l'exploitation et abus sexuel et l'esclavage des enfants.

 

Les programmes éducatifs au Cameroun comme dans beaucoup de pays Africains, mettent en exergue l'hégémonie des valeurs sociales ou les étudiants et élèves sont escomptés de respecter les valeurs, les règles de l' élite dominante comme des paroles d'évangiles, une pensée prédéterminée, neutre et inchangeable' voire même inaliénable, et intouchable.

 

Nous vivons dans une logique 'transnationale' quasi nouvelle grâce à internet. Il semble donc important d'examiner le rôle de la femme moderne Sawa dans la construction de la diaspora Sawa, et par conséquent son implication dans la construction du Grand Sawa. Nous sommes plongés dans l'ère des espaces techno sphériques (Mannur, 2003)  où les distances et barrières géographiques sont transcendées. Grâce a notre espace social 'BNS', nous sommes entrain de réduire la distance et les frontières qui nous séparent avec le Sawa de la diaspora et ceux du Cameroun. Bien que nous soyons entrain de passer du paradigme des géosphères a celui des info sphères (Mannur, 2003 :283), et que les barrières entre la nation,  la diaspora commencent a fondre, il y a tout de même le risque qu'au lieu d'informer, certains agents de l'appauvrissement intellectuel, désinforment les autres Sawa du Cameroun tout comme ceux de la diaspora. Ces agents se sont crus seuls a contrôler le flux des informations qu'ils déversent dans la toile pour assoier leur hégémonie qui visent a perpétrer la disparition et la division sempiternelle du peuple Sawa.

 

Devant cette désinformation, sont conçus de faux concepts déposés ça et là dans toile par des sites internets qui pilulent avec pour seule mobile, la destruction, déstabilisation et le  déshonneur d'un peuple ou certains peuples Sawa. Ce qui est par ailleurs très  alarmant.  La femme Sawa doit se tenir debout et être elle même. Elle ne réécrit pas les autres comme une élève de l'école primaire ou ne copie pas ce que disent les autres. Elle a une opinion qu'elle défend. Elle est logique. Elle veille, comme au temps de nos ancêtres; comme une arme naturelle, un bouclier qui pare tous les assauts de ceux qui croient gagner du terrain sur l'affaissement total du Sawa land. Elle ne se laisse pas être femme assujettie, qui émet des youyous ou utilisée pour chanter les slogans, quand des concepts sans essences sont lâchés comme ci des paroles d'évangiles.

 

 Les perpétrations contre nos peuples aujourd'hui se cachent derrières des sites internets qui portent des noms de nos peuples; sans pour autant en avoir le lien, qui s'habillent de pseudonymes pour diffamer les autres tribus et peuples Sawa; ou encore déverser des propos injurieux qui reproduisent le climat actuel de la diaspora camerounaise ou certaines de nos communautés sont réduites au silence par la domination abusive de la présence dans la toile d'une certaine ethnie qui s'est autoproclamée seule a maîtriser et contrôler les nouvelles technologies. Malgré la multitude de sites internets défalques dans la toile, tous aussi similaires les uns comme les autres reproduisant les même informations, ils sont entrain d'arriver a la fin de leur règne, car reconnus aujourd'hui comme des éléments de déstabilisation du Sawa land et du Cameroun par la distillation d' informations fausses.  Ce sont des comportements antisociaux que nous allons exposer devant des instances internationales habilitées pour que régne une certaine éthique dans la toile.  Nous possédons suffisamment de preuves qui identifient les auteurs de ces comportements tout comme ces sites internets.

 

Dans cette lutte avec des sexistes, des tribalistes, des apprentis despotes, des délinquants voir même criminels notoires; des Etres quasi perdus, dangereux, dont la violence est sans précédent dans la toile, qui croient exister en créant des sites internets de désinformation et injurieux….La femme  Sawa doit être debout et contre ces pratiques. Elle ne doit pas rester silencieuse comme pour consentir devant l'intolérable, elle doit être critique. Elle doit dénoncer des comportements de maquisards dissimulés dans des communautés occidentales en demandeurs d'asiles et autres papiers frauduleux. Nous connaisons une qui les fait  aboyer comme des hantés, qui souffrent de tous les maux d'un pays lui même exsangue de toute essence. Elle les repousse dans leur dernier retranchement, leurs quartiers paumés, les taudis qu'ils ont fui après avoir commis Dieu seul sait quel crime au Cameroun. 

 

Ici dans notre espace social en ligne Bona Sawa (BNS), nous avons bien voulu rendre un vibrant hommage à la femme Sawa, cette femme Sawa qui lutte courageusement pour que le peuple Sawa  ne se fasse engloutir dans les cendres que soufflent ceux, sans repos œuvrent pour la totale extinction de notre unité. La femme Sawa doit collaborer dans la construction et le maintien de l'équilibre et non s'engluer dans des querelles sans issues. Elle est en avant garde avec une opinion qui lui est propre et qu'elle defend. Elle inspire sans simplement se contenter des aspirations. Elle est action et non verbiage redondant.

 

Dans Bona Sawa, ses idées font école.

 

 

 Références:

 

  • Bassey, M.O (1999) Western Education and Political Domination in Africa. West port Co. Bergen & Garvey
  • Braziel, J.E. & Mannur, A. (2003) theorizing Diaspora, Cornwall Blackwell Publishing
  • Photo: source africultures,2006


Article ajouté le 2006-07-14 , consulté 402 fois

Commentaires


Atangana. Bidj...
le 14/07/2006 à 15:16:49
La plus grande victime de la colonisation a été la femme africaine .surtout dans nos régions où le matriarcat était en vigueur.Ces matriarcat a été remplacé par le patriarcat européen.La femme a perdu ainsi son rôle de gardienne, de leader ,tant dans la gestion du quotidien que dans la transmission des valeurs.
De nos jours les valeurs ont presque disparu et il ne lui reste que la gestion d'un quotidien tragique(maladie,déscolarisation des enfants etc..).
Afin de reconquérir ce rang qu'elles n'auraient jamais du perdre,les femmes africaines par la maîtrise des outils comme les NTIC ,peuvent en espace d'une génération le réconquérir .Ceci est vital pour l'équilibre social et politique de nos sociétés.
Par NTIC ,elles peuvent, comme le fait notre soeur DIVA, exprimer leur point de vue sur les sujets de société,sans attendre une hypothétique invitation à une réunion convoquée par les hommes
Car ,il faut bien le dire, depuis la mise en place du patriarcat,nos sociétés sont très déséquilibrées,la pression exercée sur les femmes a crée un traumatisme tel que, de nos jours certaines n'osent même plus s'exprimer; même derrière un ordinateur.
Quand on regarde l'Afrique en ce moment on voit bien que les valeurs féminines faites de :
TOLERANCE
MODERATION
PONDERATION
GENEROSITE
Nous manquent enormement.La conséquence :Les guerres,la corruption,la violence urbaine.
Qu'en pensez vous mes dames?
Frt
Moderator,
le 14/07/2006 à 17:39:15
Salut At. Bidjeck,
Voila qui ouvre un nouveau debat dans notre espace social en ligne.
Nous devons stimuler la femme Sawa car elle est notre voie de sortie celle de notre salut aussi.
Elle ne sera rien si elle est releguee a jouer des roles de second plan.
Tu as mentionne le matriarcat et patriarcat. Oui c'etait la preuve que l'homme est un Etre en perpetuel insecurite. Nos ancetres, ne connaissaient pas ces concepts, ils vivaient une tradition. Nous avions des systemes bases sur nos traditions Africaines. Le patriarcat est la creation de l'Eglise Catholique. C'etait de la folie pure et simple. Comment peux-tu m'expliquer que la femme n'avait pas le droit d'avoir une maison dans cette loi matricale en Europeenne? Elle n'a commence a vote il n'y a pas si longtemps que ca. Elle etait consideree comme un meuble dans la maison. Dans certains de nos peuples, les pratiques etaient et restent assez gregaires et inhumaines vis a vis des femmes. Tout de meme dans nos societes avant l'arrivee des occidentaux dans certains peuple la femmme avait une place considerable dans la societe. Aujourd'hui, ce ne sont pas des bla bla bla de fletteries qui vont leur faire prendre conscience du nouveau role qu'elles doivent jouer. Certaines sont desorientees par des discours de demagogues qui les entrainent dans des chemins de travers que eux meme ne suivent pas.
Dans Bona Sawa cette femme a la parole et est a l'honneur.
Moderator,
le 14/07/2006 à 17:49:47
Nyango, Wonj'a ngand'a Dibusi,
Tu fais la fierte du peuple Sawa Duala et de notre Grand Sawa. Que la sagesse de nos ancetres t'illumine a jamais. Soit la lampe qui brie dans la nuit. Soit le socle del'emanation d'une nouvelle race de Sawa, aguerris, lucides, clairvoyants, animes d'amour de notre ouvrage connectif, des Sawa portes vers un avenir qu'ils construisent non pas que d'autres construisent. Soit la Sawanite ecrite avec des lettres de gloire et noblesse. Soit femme, nous te soutennons.
At.BIDJECK
le 14/07/2006 à 18:13:14
La femme avait une place de choix dans nos sociétés ,elle remplissait un rôle de premier ordre.Elle avait le droit de vote et elles ont même constitué des assemblées aussi prestigieuses que celles des hommes.Il y a eu une véritable regression de la femme dans la vie sociale . Voici ce que je tire d'une publication.

(...)Le likoda li MBOG .
Le bicameralisme qui est la notion de dissymétrie fondant la démocratie BASA,apparait au niveau des assemblées.Les Bambombog étaient groupés au sein de l'assemblée du peuple,le likoda li mbog que présidait le NKA-MBOG au cours des grandes réunions,et le MBOMBOG au sein des assemblées du village.De leur côté les femmes responsables se réunissaient au sein de l'assemblée de l'escargot:LIKODA LI NKOO(...)(*)


Tu vois donc que les femmes n'ont seulement elles avaient le droit de vote dans certaines de nos sociétés en plus elles possédaient des assemblées où elles légiféraient avec le même prestige et solennité que les hommes.
De nos jours combien de femmes sont -elles parlementaire,maire;PDG etc...
Devons nous passer par les lois du genre PARITE,telle que cela se passe en europe de nos jours,pour reétablir l'équlibre et donner à la femme la place qui est la sienne?Ce sera vraiment reconnaitre que nos sociétés ont regressé sur la place qu'elles accordaient au femmes.
Frt

(*)DIKA AKWA NYA BONABELA in Monographie d'une nation : Les BASA (ONAREST ,ISH ,YDE 1980)


Moderator,
le 16/07/2006 à 17:25:31
C'est exact. Son role a commence a se perdre avec l'arrivee de la religion chretienne. Mon frere crois tu que certaines femmes pensent a s'autoanalyser pour se debarasser des concepts esclavagistes, colonialistes et aujourd'hui neo liberaliste qui les retiennent assujeties? Certaines n'ont malheureusement pas cette volonte. Elles courent apres fetes ,festivals et carnavals. Elles se servent des etandards de princesse comme gage d'intelligence pour donner du sens a ce qu'elles disent. Ces femmes contribuent a l'alienation du peuple. Ces femmes doivent murir, sortir des cliches de quartiesardes engluees dans des histoires de bas niveaux. La femme Sawa ne reve pas de prix nobel de je ne sais quoi. Elle est action concrete. Elle ne suit pas, elle doit guider. Elle ne repete pas apres des slogans comme si son cerveau ne reflechissait pas. Elle ne projette pas sans avoir jauge ses moyens. Elle ne prend pas la parole pour dire des inepties et simplement donner de la voix. Elle est comme le dit si bien le frere At.Bidjeck: TOLERANCE
MODERATION, PONDERATION, GENEROSITE, je rajouterais impartialite ni corruptible.
Dieu merci, qu'elle a son oppose qui montre que nos peuples ne sont pas tous entrain de disparaitre dans la CONCUPISCENCE...
At.Bidjeck
le 16/07/2006 à 18:14:59
Bonjour à tous
Moderator disons que l'outil informatique commence à rentrer dans nos moeurs ,et je souhaiterais que les femmes africaines s'en saisissent pour exposer ses idées,tant dans la gestion politique de nos pays que celle de nos communauté.Par leur sensibilité,intellingence ,elles peuvent éclairer tous les aspect s de la vie.Et l'outils internet apporte le confort et la vitesse de propagation des idées.elles ont bcp à apporter à nos sociétés*.
En matière de developpement,on constate qu'elles ont une grande maitrise des nouveaux procédés financiers:Crédit solidaire,micro-entreprise, équipements socio-éducatifs etc... voilà dans quel sens elles peuvent éclairer le débat au sein de nos communautés.C'est la femme active,présente et je dirai même omniprésente.C'est la soeur aimante,la fille dévouée,l'épouse attentive et la mère protectrice.
Frt
Diva
le 16/07/2006 à 18:30:00
Je pense aussi comme vous deux, lol, sans être une suiviste, je partage votre point de vue, sur le rôle moteur que doit prendre chacun, fut - on femme, au sein du peuple, au lieu de rester relayé au dernier rôle, subissant le poids des bouleversements sociaux.

Se taire c'est laisser les autres décider à sa place, et par la suite, subir leurs décisions, qui ne seront pas forcement clémentes pour soi. Nous devons tous prendre la parole, à fin de se faire entendre, tout bêtement, pour ne pas voir des calomniateurs s'improviser en vos porte-paroles.

Certains encouragent la violence faites aux femmes, se référant aux "droits" que leur confèrent des religions, et en Asie par exemple, on élimine les filles avant même leur naissance.

Tout celà est assez dommage et dommageable, car si notre continent a autant de difficultés aujourd'hui, la régression sociale subie par les femmes y est surement pour beaucoup. C'est la raison pour la quelle, les propos mysogynes de ce type que vous connaissez, dikobè, alias muna mboa, n'ont pas leur place, qui plus est chez un peuple qui veut se reconstruire, qui veut renaître, rétablir honneur respect et dignité. Les conspirateurs, qui au lieu de condanner ces propos de bas niveau, ont plutôt affublé les faits, sont tout aussi responsables de cette haine véhiculée.

Ngon'a dibudu.
At. BIDJECK
le 16/07/2006 à 20:26:00
Diva écrit

"Se taire c'est laisser les autres décider à sa place, et par la suite, subir leurs décisions, qui ne seront pas forcement clémentes pour soi"
Je partage entièrement cette vision des choses d'ailleurs je l'avais évoqué lorque la rubrique dépêche a été créée.
Internet c'est la chance pour chacun de voir ses idées publiées et sans dépenser un pfennig.Avant il fallait, aussi bien pour les hommes que pour les femmes,avoir ses entrées dans un journal,convaincre un éditeur.Maintenant c'est chacun qui peut publier,commenter l'actualité bref engager une discussion et un débat en toute convivialité.Ici à BNS c'est ce que nous essayons de faire.C'est vraiment dommage que les femmes n'aient pas pris le débat en main.Car BNS reste une chance et une tribune ouverte où on peut exprimer ses idées sans crainte.

"Tout celà est assez dommage et dommageable, car si notre continent a autant de difficultés aujourd'hui, la régression sociale subie par les femmes y est surement pour beaucoup"
Exactement ,mais ma soeur ,mais comment les convaincre qu'il ya des tribunes où elles peuvent s'exprimer? où le regard des uns et des autres n'intimident plus.
Nos communautés se sont construites autour des femmes
La reconstruction de chaque communauté,dans nos jeunes nations écrasées par la globalisation ,nécessite impérativement l'engagement massif des femmes et même le premier rôle pour elles.
Peut être aussi que le coût de la communication dissuade plus d'une .Car n'oublions pas que si sous certains latitudes l'internet s'est démocratisé,en Afrique internet reste encore au stade du luxe suprême avec les prix de connections exhorbitants

frt

le 16/07/2006 à 20:43:35
Diva écrit:

"C'est la raison pour la quelle, les propos mysogynes"

Quel que soit l'origine des propos ,Diva,je te conseillerais de ne pas en tenir compte.Tu t'es engagée dans une mission noble.Reconstruire la communauté SAWA.C'est le seul objectif louable et valable.
Frt
A.BIDJECK
le 16/07/2006 à 20:44:05
Diva écrit:

"C'est la raison pour la quelle, les propos mysogynes"

Quel que soit l'origine des propos ,Diva,je te conseillerais de ne pas en tenir compte.Tu t'es engagée dans une mission noble.Reconstruire la communauté SAWA.C'est le seul objectif louable et valable.
Frt
Moderator,
le 17/07/2006 à 11:09:35
Salut a tous.
Franchement, je n'en demandais pas mieux. Vaut mieux avoir trois tetes pleines pour animer des debats et demontrer qu'il y a une pensee Sawa plurielle et dynamique, lucide et objective...que des reactions de quartier. Nous voulons garder le debat sur un niveau intellectuel et non des ragots et reaction laches comme c'est le cas ailleurs. Ici on cite et referencie la source. On ne parle pas comme on dit si bien au Cameroun 'en l'air en l'air'.
Vous avez apporte des points de vus pertinents. Je n'ai pu qu'apprendre en ouvrant notre espace ce matin. N'est ce pas ca notre mission actuelle vis a vis de nos congeneres?

Oui, nous ne reculerons pas devant des idees recues, des faux concepts et toutes formes d'abus intellectuels sur le peuple. Nous voulons simplement apporter la lumiere dans l'ombre et meme dans l'obscurite totale.
Merci a nous tous!
Atangana Bidje...
le 17/07/2006 à 13:29:51
Moderator
Justement le lieu comme BNS serait propice pour une discussion scientif avec des arguments.Si tu vas sur d'autres sites Camer, tu verras que les sujets portant sur le sport,musique, ont plus d'intervention que les sujet de sociétes. Quelles en sont les raisons?Mystère!!!
Peut-être ce ne sont là que les séquelles d'un peuple longtemps sevré de paroles.Une intéririorisation profonde des peurs.Ce qui est vrai pour le peuple est plus criant encore quand il s'agit des femmes.
Frt

Moderator
le 18/07/2006 à 11:21:07
ICi dans BNS, nous n'initions pas les Sawa. Nous facilitons l'acquisition de la connaissance. Nous n'imposons pas des slogans, nous ne monopolisons pas la pensee, pour la rendre unique. Nous sommes contre les ideologies anachroniques. Nous donnons la paroles pour que s'exprime la diversite des peuples Sawa. Nous ne sommes pas la revolte mais la prise de conscience. Nous voulons aborder avec courage les sujets qui empechent les individualites de nos communautes de sortir du silence. Nous ne faisons pas la guerre contre une tribus Camerounaise, mais nous disons notre raz le bol devant certains comportement anti-sociaux. Nous ne facilitons pas l'eclosion d'un seul leader, nous n'autoriserons aucune autoproclamtion ou alors des proclamations fanatiques. Nous voulons donner une nouvelle dimension a la pensee Sawa et non des concepts creer par effet de mode, sans avoir tenu compte du context dans lequel nous vivons.
Nous defions les sites Camerounais qui pilulent dans la toile avec pour seul mobile la destruction de l'autorite de l'Etat Camerounais et de son chef. Ouvrons un debat societal intellectuel et non des reactions dans des forums de quelques esprits qui brillent dans la diffation, l'injure et la reproduction de l'hegemonie de ceux qui tiennent les bourses au Cameroun. Tous enfermes dans des sobriquets car laches et effrayes par leurs propres attitudes peut orthodoxes.
Ayons le courage de sortir des petites formules et concepts de neo-liberalistes. Proposons des idees nouvelles et effectives.
Oui, At. Bidjeck, beaucoup de mysteres couvrent l'histoire et meme l'existence de certaines de nos communautes et peuples. Pour rompre avec cette malediction il faut des electrochocs ou alors des psychodynamiques collectives pour certains de nos peuples. Certains peuples Sawa ne comprennent que lorsqu'ils sont mi en situation d'exposition par apport a leurs propres actes. Avec Internet, ce travail a commence. Je ne peux qu'etre heureux de travailler vous dans ce projet mon cher At. Bidjeck et les autres. Nous devons retourenr les choses a l'endroit. Arreter les diseurs de boniments qui perpetuent la fracture des peuples Sawa. Tu parles de sequelles d'un peuple longtemps gave de boniments? Grace a la toile, nous avons l'opportunite de decouvrir les meandres de la malediction qui risque de se generaliser dans tous l'ensemble Sawa si nous ne disons pas les choses telles qu'elles sont. Nous devons etre des emancipateurs de nos communautes avec un langage pratique et claire. Des solutions partiques et plausibles et non pas parcequ'une formule sonne bien dans le tympan qu'elle est valable pour apporter une solution.

La femme Sawa doit eduquer nos enfants en leur rappelant d'abord qu'ils doivent s'interroger sur tout. Douter de tout. Cela genere une epistemiologie non pas pour se meuble la memoire comme c'est le cas, mais pour savoir repondre aux realites de la vie de tous les jours. L'homme Sawa ne doit etre du reste. Il doit, tout comme la femme Sawa, commencer par etre present dans le developpement de sa progeniture en leur parlant en nos langues.En leur racontant les epopees de nos braves ancetres le soir avant qu'ils ferment leur yeux. Avoir le courage de leur dire que nous sommes des Africains, et que nous sommes de hommes et femmes fiers de l'etre. Nous devons commencer par la. Transmettre l'ame de nos peuples par nos langues et nos noms. Ce ne sont pas des concepts bourres de superlatifs pro colonialiste et neo-liberalismes demontrant l'inconscience de certains que nous y arriverons. Nos femmes ont cette capacite de transcender des crises et nous leur faisons confiance pour cela. La preuve l'une d'elle nous a offert un blog ou on apprend du Duala. Comment ne pas en etre emerveille, comment ne pas saluer cet exemple unique dans la toile? Comment ne pas reconnaitre cette lucidite et cette instinct de survie qu'il faut plus que jamais encourager? Ce sont ces types d'exemples que nous voulons voir dans la toile. Non pas des individus qui se cherchent des statures ou des notorietes par Internet a defaut de dire des choses decentes inventes des concepts qui existent sans meme dire ce qu'ils sont: Ideologie quand tu te caches!
Certains veulent des brevets pour ces concepts incomplets qu'ils veulent voir les autres donner essence, completer pour apres en avoir le brevet. O femme Sawa redonne a nos peuples Sawa sa gloire d'hier.
Diva
le 23/07/2006 à 18:51:58
Y a t il qlq en ligne ou vous dormez deja ?
Moderator,
le 24/07/2006 à 10:08:38
Diva, on espere que tu passe un aggreable moment aux States. Dis bien de choses aux Sawa des USA.

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