LE PROFESSEUR KANGUE NOUS LIVRE LE FOND DE SA PENSEE
Problématique de notre Identité Culturelle dans le grand SAWA.
Par le Professeur KANGUE EWANE
Organiser des journées, des séminaires et des colloques culturels et traditionnels et les limiter à la présentation plus ou moins bruyante des danses, des mets, des instruments de musique, des masques et autres ustensiles et peintures tels que nos ancêtres sont supposés les avoir utilisés en leur temps, c´est dejà beaucoup. Mais c´est nettement insuffisant. Ne faire uniquement que cela, c´est couper la culture de ses racines, c´est la priver de sa seve vivifiante, c´est programmer, inconsciemment, non seulement sa mort, mais aussi celle de la communauté à laquelle elle donne l´existence.
Je ne puis m´empêcher d´exprimer avant tout ma sincère et fraternelle reconnaissance à Monsieur le Délégué du Gouvernement, premier artisan de ce premier festival culturel BAN BI NGOH et NSONGO.Il sait pourquoi.
En effet il connait les peines qu´il se sera données pour me chercher et me retrouver dans le petit espace où j´ai décidé de passer le reste de mes jours à tirer les lecons de mes multiples experiences ; à vivre en parfaite conformité et harmonie avec mes inébranlables convictions personnelles selon lesquelles je ne suis pas né pour moi, je suis né pour les autres, et reciproquement : condition sine qua non de toute vie harmonieuse dans la société.
Monsieur le Délégué du Gouvernement aura, en outre, reussi à me convaincre de modifier mon emploi de temps préalablement établi, pour venir m´associer à mes soeurs et frères, en cette circonstance, et leur faire-part du regard que je porte actuellement, comme homme de reflexion et de méditation, sur ma communauté, dans son articulation avec les autres communautés qui font avec elle le pays où nos parents ont vécu, hier, dans lequel nous vivons nous-mêmes aujourd´hui, et où nos enfants devront vivre demain, selon la vieille formule de nos ancêtres les Egyptiens :
L´hier m´a enfanté,
Voici qu´aujourd´hui
Je crée les demains.
Ce n´est pas un enseignement qu´il m´a appelé donner; je n´en suis pas digne devant cette auguste assemblée.
Ce n´est pas non plus un discours qu´il m´a demandé de prononcer: d´autres sont mieux placés que moi pour le faire, et je ne nourris aucune ambition ni de me faire admirer, ni de m´attirer quelque client que ce soit.
C´est une simple reflexion méditative faite à haute voix. Elle porte sur la problematique de notre identité culturelle collective dans le grand ensemble SAWA. Cette reflexion méditative pourra peut être susciter des reflexions méditatives analogues quant à ce que, actuellement, l´histoire attend de chacun de nous, de chaque fille et fils de ce pays en ce debut du IIIe millénaire.
Il ne se passe plus de jour sans qu´on n´entende parler de la culture. Quand ce n´est pas à la radio, c´est à la télévision ou dans des colloques et conférences soit nationaux, soit internationaux. Notre rencontre ici à NKONGSAMBA, en ces jours, constitue une parfaite illustration. Très souvent, au «culturel » est ajouté le «traditionnel».
Le «culturel » et le «traditionnel » occupent tellement de place, surtout dans nos pays, dans les préoccupations des femmes et des hommes, toutes classes et catégories confondues, que j´ai commencé à m´inquiéter quelque peu et à me poser des questions. Surtout au regard de ce que je vois chaque fois que l´on veut ainsi célébrer le «culturel » et le «traditionnel » : quelques instruments de musique, les danses, les mets, les tenues souvent multicolores, le tout sur le fond d´exposition d´objets dits d´art : masques multiformes, ustensiles de toutes sortes, peintures diverses, tous estampilles «traditionnel ».
De quoi s´agit-il en fait ? Que recherche-t-on au juste ? Il me parait de plus en plus évident qu´il y a comme une dérive, une simplification extrêmement dangereuse d´une réalité qui est beaucoup plus dense et complexe, une réalité qui constitue par ailleurs le noeud de la vie dans toute société.
Organiser des journées, des séminaires et des colloques culturels et traditionnels et les limiter à la présentation plus ou moins bruyante des danses, des mets, des instruments de musique, des masques et autres ustensiles et peintures tels que nos ancêtres sont supposés les avoir utilisés en leur temps, c´est dejà beaucoup. Mais c´est nettement insuffisant. Ne faire uniquement que cela, c´est couper la culture de ses racines, c´est la priver de sa seve vivifiante, c´est programmer, inconsciemment, non seulement sa mort, mais aussi celle de la communauté à laquelle elle donne l´existence. Il y a des lors problème.
Toute culture en effet, dans quelque communauté qu´elle soit pratiquée, en Afrique, en Amerique, en Asie comme en Europe, comporte à la fois une âme et un corps, des éléments invisibles et des éléments visibles. Ceux-ci n´existent que par ceux là, et c´est leur parfaite union qui donne naissance à la vie et à la survie du groupe, de la communauté. Notre compatriote, Emmanuel SOUNDJOCK a bien donné ce mélange des éléments visibles et des éléments invisibles lorsqu´il a vu dans toute culture :
« L´ensemble des faits et gestes d´un groupe d´hommes ; la manière dont ce groupe d´hommes concoit, organise et conduit son existence quotidienne et millénaire ; les gestes et les paroles employées pour demander la main d´une jeune fille, l´introduire dans sa maison et sa famille, s´unir à elle ; l´ensemble des interdits ou des régimes alimentaires qui accompagnent la grossesse ; initié et introduit dans la société des adultes ; les rites therapeutiques et funéraires ; le système économique et le système technologique. La culture, c´est toute cette grâce à quoi et par quoi l´homme existe et subsiste, c´est l´arsenal des moyens techniques et mystiques qui assurent vie et survie à l´homme et au groupe ». [in Affirmation de l´identité; culturelle et la formation de la conscience nationale dans l´Afrique contemporaine, Paris, UNESCO, PUF, 1981, P. 177]
Qu´est-ce que cela veut dire simplement et pratiquement ? Plusieurs choses. D´abord que toute communauté humaine, qu´elle soit constituée de Blancs, de Noirs, de Rouges ou de Jaunes, vit, survit par et grâce à sa culture.
Ensuite que cette culture est falte d´un ensemble d´éléments dont certains sont techniques et visibles, et d´autres mystiques et invisibles, renvoyant à l´être Suprême dont le nom varie selon les milieux.
Ainsi, par exemple, la facon de danser, de contracter le mariage en se conformant à certaines étapes ; la facon d´entretenir une grossesse et d´accueillir le bébé qui vient au monde et recoit un nom ; la facon de traiter les maladies, d´entretenir et d´enterrer un mort ; la facon de cultiver un champ, de tendre des pièges ou de pêcher le poisson ; la facon enfin de fabriquer une pirogue ou un banc, tout cela qui est visible et de l´ordre naturel, est sous-tendu, de l´interieur, par une cerfaine inspiration mystique, une référence plus ou moins consciente à quelque chose d´invisible, de surnaturel, également de l´ordre culturel.
Ceci est vrai pour la communauté des BAN BI NGOH et NSONGO ; ceci est vrai pour toutes les autres communautés du grand ensemble SAWA et toutes celles qui composent notre triangle national, ceci est enfin vrai pour toutes les communautés humaines sous quelque ciel qu´elles vivent.
La culture ainsi comprise, comme le noeud essentiel de la vie de toute communauté, ne saurait être un produit instantané. Elle a comme auteurs les ancêtres fondateurs des communautés respectives. Et elle a pour vocation de passer de génération en génération, en recevant des générations successives les éléments d´adaptation nécessaires à leurs contextes respectifs. La culture est alors Tradition, c´est-à-dire un patrimoine communautaire sans cesse enrichi par les apports des générations qui se succèdent. Et l´on peut parler, si ce processus est respecte, d´identité culturelle de la communauté, c´est-à-dire la fidélité à la dynamique de la culture. C´est ici qu´il faut rechercher le secret d´un vrai développement qui ne peut surgir que de l´interieur et non être parachuté de l´extérieur.
Se pose alors le problème qui semble préoccuper les BAN BI NGOH et NSONGO : la culture est-elle ainsi comprise et vécue par leur communauté ? Question que se posent également, avec acuité, les autres communautés de notre triangle national.
En dernière analyse, nous pouvons dire que la culture constitue la source, le moteur de la vie et du développement de toute communauté humaine. Pas seulement dans sa partie visible faite essentiellement de faits et gestes comme nous le voyons dans les manifestations organisées pendant ce festival. Mais surtout dans sa partie invisible, spirituelle, qui est la volonté de continuer coûte que coûte l´oeuvre initiée par les ancêtres. en l´enrichissant à chaque instant. Dès lors donc que la vie et le développement d´une communauté accusent quelques défaillances, il y a lieu de s´interroger sur l´identité culturelle, ce que les BAN BI NGOH et NSONGO ont certainement voulu faire.
Personne ne pourra nous convaincre que les ancêtres des BAN BI NGOH et NSONGO n´ont pas connu une existence satisfaisante à l´instar des autres communautés de notre triangle national. Même les BAN BI NGOH et NSONGO et les autres compatriotes dont l´âge se situe au-delà des 50 ans ont encore frais à l´esprit la belle époque où le Moungo, du Sud au Nord, de Dibombari au NKAM, était encore justement qualifié de «poumon économique » du pays. Il attirait alors les autres Camerounais du Nord au Sud, de l´Est à l´Ouest, les vestiges de cette grande attraction sont encore là.
II n´y avait certes pas, de routes goudronnées ; il n´y avait certes pas des Mercedes et autres grosses cylindrées ; il n´y avait certes pas de maisons marbrées ni autres gadgets de grand luxe. Mais les BAN BI NGOH et NSONGO ainsi que leurs hôtes menaient une existence qui n´avait rien à envier à celle des autres communautés, au contraire, c´est celles-ci qui brûlaient d´envie d´aller les rejoindre. Quel contraste avec le Moungo des dernieres decennies du XXe siècle, le Moungo qui a pourtant connu des routes goudronnées, des Mercedes et autres grosses cylindrées, des maisons marbrées et/ou carrelées, ainsi que d´autres gadgets de grand luxe. Que s´est-il donc passé entre temps ? Il s´est tout juste passé que les BAN BI NGOH et NSONGO, à l´instar de leurs frères et soeurs du grand SAWA ainsi que ceux des autres communautés, se sont tout simplement deconnectés, lentement mais sûrement, de leur culture pour se connecter à une autre sans racine dans leur terroir. Ce qui ne pouvait manquer d´avoir de graves conséquences. Les principes de cette deconnexion d´avec la culture du terroir pour une connexion avec la culture exogène ont été posés avec la rencontre des deux cultures, africaine et européenne au XV et XVIe siècle. Les différences culturelles entre les deux peuples en présence, au lieu d´être percues comme source de richesses par complémentarite, ont plutôt été interpretées comme signe d´inégalité entre d´une part un peuple supérieur. civilisé, et de l´autre, un peuple inférieur. barbare et sauvage. Tous deux restant neanmoins solidaires parce que crées par le même Dieu. Cette interprétation aura ainsi donné naissance, de la part du peuple supérieur, à ce qu´on appelle la mission civilisatrice. D´après celle-ci : « Les peuples inférieurs qui, en vertu de la solidarité et de la sociabilité humaines ne peuvent se refuser à entrer en contact avec les nations civilisées, sont tenus d´adapter progressivement leurs institutions aux nécessites de la civilisation économique, intellectuelle et morale qui penètre chez eux >>. [in J.V. DUCATILLON, « Théologie de la colonisation »,
Revue d´action populaire, 90 (Juillet-Aoüt 1955), p. 776].
C´est ici qu´on comprendra aisément le rôle de l´école. Elle a pour objectif d´une part de déconnecter les petits Africains en général, les petits BAN BI NGOH et NSONGO en particulier de leur culture originelle, de l´autre de les connecter et de leur faire sucer, lentement mais sûrement, les éléments de la partie spirituelle d´une culture propre à un autre terroir. Elle prive ainsi l´enfant de sa partie vitale et substantielle pour ne laisser subsister que les éléments apparents. Elle en fait ce qu´on appelle dans certaines communautés SAWA : « Ekung kung », c´est-à-dire un être sans âme.
Que peut-on dès lors attendre d´un tel être vide de sa substance ancestrale et traditionnelle quant à l´édification et au développement de sa communauté originelle ? Rien ou presque. Son idéal et ses projets de vie ne peuvent être que de reproduire, dans son cadre strictement délimité selon les normes de là-bas, tous les faits et gestes du civilisateur. Il pensera avoir atteint cet ideal et être par conséquent heureux s´il porte le nom comme son civilisateur, s´il se loge comme lui, s´il s´habille comme lui, s´il mange et boit comme lui, s´il parle comme lui, si enfin il vit dans un ilot d´opulence loin de la misère de ses frères et soeurs comme lui.
La problématique de l´identité culturelle posée par les BAN BI NGOH et NSONGO dans leur connexion avec l´ensemble des communautés SAWA, comme par toute autre communauté du triangle national me parait ainsi être une interpellation à se reconcilier avec la partie spirituelle de la culture, celle là même qui a été initiée par les ancêtres pour donner un sens à la vie dans leur communauté.
Source: Actes du KOUPE 98
[Premier festival Culturel et artistique NGOH et NSONGO , Nkongsamba les 27,28 et 29 Novembre 1998]
Recherche Bibliographique: Bertand NJOUME
Commentaires
Moderator, le 18/07/2006 à 12:48:11
Voila, de quoi nous remuer les meninges en cette semaine qui a prit son cours. Dans cette volonte de regenerer et de faciliter le deploiement de la connaissance dans l'entite Sawa, nous interrogeons la pensee de nos contemporains, nos aines et meme celles de ceux qui nous ont rendu captifs des concepts tordus. Cette pensee ne doit etre ingurgiter comme des paroles de leaders autoproclames qui ont peur d'etre interroger sur leurs egarements; mais lisez cette pensee comme une source intarrissable ou nous puiserons la force qui nous permet de tenir devant des jours et des periodes indecises. Cette pensee doit etre analyser pour en extraire son substantifique jus.
En explorant cet article, je n'ai pas pu m'interdire le plaisir ni moins le bonheur de decouvrir cette sagesse ancestrale, ce personnage plein de conviction et de clarte...En cette nouvelle ere ou nous devons retrouver nos identites perdues, ces ecrits doivent etre du feu qui brule les inconsciences et les esprits egares dans le neo-liberalisme ambiant. S'il faut parler de philosophie, celle ci m'emeut. Le debat est ouvert.
Atang. Bidjeck le 18/07/2006 à 16:45:51
"L´hier m´a enfanté,
Voici qu´aujourd´hui
Je crée les demains."
Voici une phrase et une philosophie qui nous interpelle tous au CAMR.
Nous avons tous un passé,parfois des sensibilités régionales sont diamétralement opposées.A force de ne pas les polir nous avons détruit notre présent et que ferons nous du futur.
DE ce que je comprends de cette phrase,c'est que les entités humaines quel qu'elles soient,ne sont pas des produits finis. Et j'ai tjs pensé ainsi.
Je pense que nous devons faire des efforts pour opérer une fusion des différentes régions.Si cette fusion ne se fait pas ,il est evident que avec la croissance démogr qui est la nôtre, les entités tribales deviendront des nations et chaque nation a besoinn d'un état.Nous assiterons alors à une probable dislocation du CAMR.Et en général les dislocation ne se passent pas pacifiquement .Excepté la tchécoslovaquie.
C'est peut être pour cette rainson que le prof NJOH MOUELLE a parlé d'une urgence de remettre les ensembles culturels(theatre,ballets etc..) en marche.Cette fusion culturelle ne sera que le précurseur de la fusion politique donc une réalisation concrète d'une nation.
Atangana Bidjeck le 18/07/2006 à 19:57:47
Moderator,
A quoi nous philosophes nous servent ils?
Il semblerait que certains fous qui ont squaté les média et qui ont été labélisé philosophe sont très appréciés au cameroun.
En effet Il semblerait que c'est le texte du foulosophe frinkiekraut qui a été étudié au cameroun en francais TLEA4.On dirait parfois que notre pays appartient à une autre dimension.Quand on sait ce que ce fou affirme sur les noirs on est très surpris
On se souvient de son interview au journal HARETZ concernant les émeutes des banlieues françaises.
Il a fait circuler une pétition afin de promouvoir la haine des noirs
"La traite négrière n'était pas un crime contre l'humanité" pour FRINKIEKRAUT
De même il affirme haut et fort que les noirs n'ont pas de civilation.
Ce n'est qu'au cameroun que ceci peut arriver ,on est occupé à voler,a détester le voisin ,le frère d'à côté qu'on finit par oublier les vrais ennemis de l'Afrique.Les inspecteurs pédagogiques nommés sur les affinités ethniques(équlibre régionale),affinité politique etc... mais incapable de vérifier les idées d'un auteur et encore moins le siècle où il a écrit et vécu .Vive l'instruction au cameroun
Nous connaissons Sartre,Camus ,Mauriac mais cette vague de fous qui entrainé la france dans les abymes philiosophiques et intellectuelles ne mérite même qu'on s' y attarde.
MBEMBE,ELA,EBOUSSI BOULAGA,NJOH MOUELLE,TOWA, n'ont ils pas écrit de texte susceptibles de titiller les neurones de enfants et cadets?
Quelle honte pour notre
Je sais que je suis Hors sujet par rapport au thèmes du Prof KANGUE quoique!!? Mais Quand un collègue français te demande si c'est frinkikraut que vous étudiez au cameroun,alors il faut vraiment chercher et surtout trouver la réponse.Quelle honte pour notre Pays!!!
Frt
Moderator, le 19/07/2006 à 10:43:03
Pour moi, c'est d'abord l'intro du prof qui me fait voir la conviction de cet homme Sawa. Dans ce premier paragraphe, il va droit au but et pointe du doigt (identifie) le probleme. N'a t-il pas raison de dire que ne faire que ces expositions de nos objets culturels par des fetes de toutes natures n'est pas suffisant? Il inciste et previent avec sagesse et fermete que :"Ne faire uniquement que cela, c´est couper la culture de ses racines, c´est la priver de sa seve vivifiante, c´est programmer, inconsciemment, non seulement sa mort, mais aussi celle de la communauté à laquelle elle donne l´existence." Voila des parles qui sonnent comme le bruit de la flamme qui doit reveille ceux qui se servent de tout ceci pour leur interets personnels sans reellement tenir compte des besoins des commuanutes pour lesquelles ils elles exposent la culture. Ceux la meme qui tue nos commautes et nos peuples avec des concepts anachroniques et inadaptes que pour faire la promotion de leur personnalite et personne. Ou est donc le Koda Mboa?
Moderator, le 19/07/2006 à 10:55:53
"L´hier m´a enfanté,
Voici qu´aujourd´hui
Je crée les demains."
Il faut voir que le prof se positionne par apport a l'hier qui est le passe, le present qu'il vit et le futur qu'il influence et cree en tant qu'individu. N'est ce pas la une sagesse qu'il faut voir dans son deploiement simpliste, claire et precis pour que nous en emboitions le pas? Zero verbiage et tournure de style de mentalites embouteillees dans des concepts qui les alienent et alienent ceux qui les lisent ou suivent. Le prof n'a jamais pretendu a quoi que ce soit. Il n'a jamais voulu etre un leader ou un je ne sais quoi. Son propos seul nous dit qu'il est un des ces hommes que Dieu nous a envoye pour eclairer le peuple et non le plonger dans l'obscurite. J'adhere totalement a cette philosophie de la simplicite du prof Kangue Ewane.
Moderator, le 19/07/2006 à 11:08:46
Le sujet doit etre plus que brulant et avoir des reactions dignes. Le prof Kangue Ewane dit que son propos "est une simple reflexion méditative faite à haute voix. Elle porte sur la problematique de notre identité culturelle collective dans le grand ensemble SAWA. Cette reflexion méditative pourra peut être susciter des reflexions méditatives analogues quant à ce que, actuellement, l´histoire attend de chacun de nous, de chaque fille et fils de ce pays en ce debut du IIIe millénaire." Il parle bel et bien du Grand ensemble Sawa sans plusieurs detours. Il ne suffit de voir certains recupere ce discours sans meme citer son auteur pour remplir des concepts vide de sens et pleins de superlatifs propagandistes qui n'a meme rien a voir avec ce dont ils dispachent comme des concepts venus tout droit de la pensee unique mediatique internationale. En ce nouveau millenaire que faisons nous, allons nous passer le temps a creer des concepts qui ne nous permettent qu'une reconniassance superfiecielle de nous meme, qui nous flatte l'ego et nous fait passer a coter d'une reflexion profonde, une meditation comme dit le Prof Kangue Ewane qui ma foi se marrerait a lire voir ces concepts joliment enveloppe pour dire que peut de choses edifiantes. Suivont le Prof Kangue Ewane. Lui au moins n'ecrit pas pour faire philosophe:Hermetisme aidant. Qui ne comprend pas cette sagesse?
At.Bidjeck le 19/07/2006 à 18:06:54
Moderator,
Je comprends ton propos et ton analyse ,mais les deux prof n'ont pas la même sensibilté en ce qui concerne la région SAWA.Disons que le prof Kangue EWane s'inquiète du devenir des différentes cultures camerounaise tout en se posant la question de l'unité.Alors que le prof NJOH mouelle est pour une fusion des camerounais.Enfin c'est ce que j'ai pu comprendre.Il me semble quand même que les deux aborde peut être pas sur le prisme la question de l'unité nationale.Mais avec néamoins la même vigueur et la même urgence.
Frt
Moderator, le 20/07/2006 à 11:35:42
At.Bidjeck,
Je comprends moi aussi ton point de vue. J'insiste sur le principe de clarte. Crois-tu en ce nouveau millenaire qu'il soit possible d'une telle idee d'unifier tous les Camerounais avec le large que certains ont pri dans l'incivilite, je veux dire la perpetration du desordre et la correution institutionnalisee? L'ideologie de la fusion des Camerounais c'etait au sortir des independances, aujourd'hui la presence du multipartisme dans notre pays donne lieu a une nouvelle configuration qui est aussi l'eclatement de la societe Camerounaise (pas que dans le mauvais sens). La fusion a mon avis n'est pas la solution. Il faut plutot decentraliser le pouvoir, le rendre aux regions, aux peuples, en developpant une politique de developpement non pas centree mais decentralisee. Rien n'exclus cependant que nous ayons une assemblee nationale plus representative, active et effective. Je veux dire renforcee. et voir meme d'autres institutions etatiques qui permettent de garantir le sentiment national et non l'unite nationale. Je vois a cet effet par exemple, pas que des ballets nationaux ou theatres nationaux mais aussi et surtout des theatres ballets etc sous regionaux ou commenceront a se produire des futures talents nationaux qui se produiront par apres dans le palais des congres qui est un symbole de sensibilisation nationale par exemple. C'est pourquoi, je crois que chaque communautes doit etre une source, vivier de regenerescence de la culture nationale. Qu'est ce qui dit que le ballet national et autres ne sont pas mort ou en lethargie faute de creativite de ceux qui en etaient en charge? Mon soucis n'est pas la. Je souhaite qu'au Cameroun il y a des etats generaux culturels. Notre culture est en panne. L'une des raisons est le fait qu'on ne facilite pas le developpement artistique en encourageant ce secteur que d'aucuns abandonnent a cause des idees recues comme par exemple est ce "l'art fait vivre". Certains parents ont vu bon d'etouffer le talents en choregraphie d'un enfant tout simplement parceque ca ne cree pas des debouchees au pays ou alors c'est pour les effemines (garcons). L'exemple des lions indomptables pour moi, cache beaucoup de choses que nous voulons aujoird'hui ignorer pour nr voir que le cote glorieux. Ce n'etait pas a mon avis l'unite nationale qui animait ces garcons mais la volonte de porter haut le drapeau de leur pays et par le fait emem leurs propres Etres. Que cela soit recuperer par les politiques ca on en sait quelque chose. J'ai peur de toutes idees d'uniformisation des pensees ou des comportements. Laissons se developper et s'exprimer nos differentes individualites canalisees par un sentiment commun d'appartenir a une seule et meme nation. Pour moi, redonner le pouvoir aux regions aux peuples et aux communautes c'est redonner l'esprit d'imagination et de cretivite aux peuples. C'est la source intarrissable ou notre societe doit reprendre son elan nouveau.
Je ne crois pas que pour lr prof NME il y ait une urgence. Ce qui se pase dans la communaute Sawa serait dennoce aussitot avec fermete par cette autorite de notre entite Sawa. Si les Sawa Douala sont menaces comme cela est de plus en plus le cas de nos jours et que des reponses efficaces ne soient pas donnes a cet effet, alors a quoi sert t-il d'etre une elite de ce peuple? A quoi sert t-il d'etre une autorite morale? Avant de parler d'Unite Nationale, moi, je crois qu'il faut faire comme les autres, d'abord batir une sensibilite du Grand Sawa, qui apres pourra apporter sa contribution au debat national Camerounais.
At.BIDJECK le 20/07/2006 à 15:47:09
Moderator écrit:
"L'ideologie de la fusion des Camerounais c'etait au sortir des independances, aujourd'hui la presence du multipartisme dans notre pays donne lieu a une nouvelle configuration qui est aussi l'eclatement de la societe Camerounaise (pas que dans le mauvais sens). La fusion a mon avis n'est pas la solution"
Je ,ne pense pas que la fusion était une idéologie mais plutôt une idée et un objectif et je ne pense pas que c'est trop tard.Mais il faut revoir en profondeur la démarche à suivre.Nous avons proclamé une Rep unie et ^plus tard une républ .Mais une république c'est l'égalité des citoyens devant la loi.C'est l'intégration territoriale.La liberté de circuler et de s'installer sur toute l'étendue du territ nation .Actuellement aucun de ces principes n'est respecter.C'est donc il me semble que nous passerons peut être par une régionalisation,une confédération etc... afin de parvenir à l'unité nationale.Et ceci me semble urgent.Sinon les ethnies de plus de 1000000 personnes ne tarderont pas à réclamer plus qu'une region mais simplement une indépendance, et nul n'a le droit de leur refuser cette indépendance.Car d'après tout Moderator,le camr c'est l'oeuvre des allemands et on a jamais demandé au différentes composantes de notre jeunes nation si elles voulaient vivre ensemble.Car bcp sont bien CAMR uniquement par la volonté de BISMARCK et non par une expression d'un qcq choix.Ceci est d'ailleurs vrai pour tous les autres étas africains à part des puissants royaumes pré_coloniaux(BENIN,CONGO,ZIMBAW,ANGOLA etC...)
Frt
Moderator le 21/07/2006 à 10:27:20
Tu as raison mon frere AT Bidjeck,
Il faut peut comme dit Bernard Muna recommencer tout a Zero, refaire le Cameroun. Je ne suis pas de cet avis cependant de Muna Bernard. Il faut des etats generaux de la situation socio-economique, culturelle et politique du Cameroun. Ce n'est que par cette consultation nationale que des solutions peuvent venir. Ce n'est pas le travail d'un seul homme ou d'un seul parti politique. C'est celui de tous les Cameroun sans qu'on ait peur de voir ses idees mises en pratiques par son rival
Atangana Bidjeck le 22/07/2006 à 10:40:30
Mais c'est justement de ces états généraux dont parle BERN. MUNA. IL faut bien revoir le camr en profondeur.Le centralisme administratif est un échec.Il faut imaginer d'autres solutions dont ni toi ni moi n'avons.Mais il se peut bien que les diff ommunautés de notre jeune nation soient appelées à se prononcer.Non comme citoyen ,mais comme communauté.Il me semble que c'est là une urgence.Qui veut vivre avec qui ?Qui doit faire quoi? l'éducation ? la santé ?La police? y aura t il un droit local dans certaines régions? si oui lesquelles? Quelle sera la langue administrative.Car il faut qd estimer le coût du bilinguisme.Imprimer systématique tous les documents en anglais et en francais c'est couteux en encre et en papier.J'aurais préférer que le francais soit la langue officielle,malheuruersement pour moi l'humaité réfléchit en anglais et il ne nous sert à rien de s'enfermer dans un ghetto francophone.Nous devons donc faire les efforts pour maitriser l'anglais pour nous qui ne le parlons pas bien.
Frt
Commentaires
Moderator, le 18/07/2006 à 12:48:11Voila, de quoi nous remuer les meninges en cette semaine qui a prit son cours. Dans cette volonte de regenerer et de faciliter le deploiement de la connaissance dans l'entite Sawa, nous interrogeons la pensee de nos contemporains, nos aines et meme celles de ceux qui nous ont rendu captifs des concepts tordus. Cette pensee ne doit etre ingurgiter comme des paroles de leaders autoproclames qui ont peur d'etre interroger sur leurs egarements; mais lisez cette pensee comme une source intarrissable ou nous puiserons la force qui nous permet de tenir devant des jours et des periodes indecises. Cette pensee doit etre analyser pour en extraire son substantifique jus.
En explorant cet article, je n'ai pas pu m'interdire le plaisir ni moins le bonheur de decouvrir cette sagesse ancestrale, ce personnage plein de conviction et de clarte...En cette nouvelle ere ou nous devons retrouver nos identites perdues, ces ecrits doivent etre du feu qui brule les inconsciences et les esprits egares dans le neo-liberalisme ambiant. S'il faut parler de philosophie, celle ci m'emeut. Le debat est ouvert.
Atang. Bidjeck le 18/07/2006 à 16:45:51
"L´hier m´a enfanté,
Voici qu´aujourd´hui
Je crée les demains."
Voici une phrase et une philosophie qui nous interpelle tous au CAMR.
Nous avons tous un passé,parfois des sensibilités régionales sont diamétralement opposées.A force de ne pas les polir nous avons détruit notre présent et que ferons nous du futur.
DE ce que je comprends de cette phrase,c'est que les entités humaines quel qu'elles soient,ne sont pas des produits finis. Et j'ai tjs pensé ainsi.
Je pense que nous devons faire des efforts pour opérer une fusion des différentes régions.Si cette fusion ne se fait pas ,il est evident que avec la croissance démogr qui est la nôtre, les entités tribales deviendront des nations et chaque nation a besoinn d'un état.Nous assiterons alors à une probable dislocation du CAMR.Et en général les dislocation ne se passent pas pacifiquement .Excepté la tchécoslovaquie.
C'est peut être pour cette rainson que le prof NJOH MOUELLE a parlé d'une urgence de remettre les ensembles culturels(theatre,ballets etc..) en marche.Cette fusion culturelle ne sera que le précurseur de la fusion politique donc une réalisation concrète d'une nation.
Atangana Bidjeck le 18/07/2006 à 19:57:47
Moderator,
A quoi nous philosophes nous servent ils?
Il semblerait que certains fous qui ont squaté les média et qui ont été labélisé philosophe sont très appréciés au cameroun.
En effet Il semblerait que c'est le texte du foulosophe frinkiekraut qui a été étudié au cameroun en francais TLEA4.On dirait parfois que notre pays appartient à une autre dimension.Quand on sait ce que ce fou affirme sur les noirs on est très surpris
On se souvient de son interview au journal HARETZ concernant les émeutes des banlieues françaises.
Il a fait circuler une pétition afin de promouvoir la haine des noirs
"La traite négrière n'était pas un crime contre l'humanité" pour FRINKIEKRAUT
De même il affirme haut et fort que les noirs n'ont pas de civilation.
Ce n'est qu'au cameroun que ceci peut arriver ,on est occupé à voler,a détester le voisin ,le frère d'à côté qu'on finit par oublier les vrais ennemis de l'Afrique.Les inspecteurs pédagogiques nommés sur les affinités ethniques(équlibre régionale),affinité politique etc... mais incapable de vérifier les idées d'un auteur et encore moins le siècle où il a écrit et vécu .Vive l'instruction au cameroun
Nous connaissons Sartre,Camus ,Mauriac mais cette vague de fous qui entrainé la france dans les abymes philiosophiques et intellectuelles ne mérite même qu'on s' y attarde.
MBEMBE,ELA,EBOUSSI BOULAGA,NJOH MOUELLE,TOWA, n'ont ils pas écrit de texte susceptibles de titiller les neurones de enfants et cadets?
Quelle honte pour notre
Je sais que je suis Hors sujet par rapport au thèmes du Prof KANGUE quoique!!? Mais Quand un collègue français te demande si c'est frinkikraut que vous étudiez au cameroun,alors il faut vraiment chercher et surtout trouver la réponse.Quelle honte pour notre Pays!!!
Frt
Moderator, le 19/07/2006 à 10:43:03
Pour moi, c'est d'abord l'intro du prof qui me fait voir la conviction de cet homme Sawa. Dans ce premier paragraphe, il va droit au but et pointe du doigt (identifie) le probleme. N'a t-il pas raison de dire que ne faire que ces expositions de nos objets culturels par des fetes de toutes natures n'est pas suffisant? Il inciste et previent avec sagesse et fermete que :"Ne faire uniquement que cela, c´est couper la culture de ses racines, c´est la priver de sa seve vivifiante, c´est programmer, inconsciemment, non seulement sa mort, mais aussi celle de la communauté à laquelle elle donne l´existence." Voila des parles qui sonnent comme le bruit de la flamme qui doit reveille ceux qui se servent de tout ceci pour leur interets personnels sans reellement tenir compte des besoins des commuanutes pour lesquelles ils elles exposent la culture. Ceux la meme qui tue nos commautes et nos peuples avec des concepts anachroniques et inadaptes que pour faire la promotion de leur personnalite et personne. Ou est donc le Koda Mboa?
Moderator, le 19/07/2006 à 10:55:53
"L´hier m´a enfanté,
Voici qu´aujourd´hui
Je crée les demains."
Il faut voir que le prof se positionne par apport a l'hier qui est le passe, le present qu'il vit et le futur qu'il influence et cree en tant qu'individu. N'est ce pas la une sagesse qu'il faut voir dans son deploiement simpliste, claire et precis pour que nous en emboitions le pas? Zero verbiage et tournure de style de mentalites embouteillees dans des concepts qui les alienent et alienent ceux qui les lisent ou suivent. Le prof n'a jamais pretendu a quoi que ce soit. Il n'a jamais voulu etre un leader ou un je ne sais quoi. Son propos seul nous dit qu'il est un des ces hommes que Dieu nous a envoye pour eclairer le peuple et non le plonger dans l'obscurite. J'adhere totalement a cette philosophie de la simplicite du prof Kangue Ewane.
Moderator, le 19/07/2006 à 11:08:46
Le sujet doit etre plus que brulant et avoir des reactions dignes. Le prof Kangue Ewane dit que son propos "est une simple reflexion méditative faite à haute voix. Elle porte sur la problematique de notre identité culturelle collective dans le grand ensemble SAWA. Cette reflexion méditative pourra peut être susciter des reflexions méditatives analogues quant à ce que, actuellement, l´histoire attend de chacun de nous, de chaque fille et fils de ce pays en ce debut du IIIe millénaire." Il parle bel et bien du Grand ensemble Sawa sans plusieurs detours. Il ne suffit de voir certains recupere ce discours sans meme citer son auteur pour remplir des concepts vide de sens et pleins de superlatifs propagandistes qui n'a meme rien a voir avec ce dont ils dispachent comme des concepts venus tout droit de la pensee unique mediatique internationale. En ce nouveau millenaire que faisons nous, allons nous passer le temps a creer des concepts qui ne nous permettent qu'une reconniassance superfiecielle de nous meme, qui nous flatte l'ego et nous fait passer a coter d'une reflexion profonde, une meditation comme dit le Prof Kangue Ewane qui ma foi se marrerait a lire voir ces concepts joliment enveloppe pour dire que peut de choses edifiantes. Suivont le Prof Kangue Ewane. Lui au moins n'ecrit pas pour faire philosophe:Hermetisme aidant. Qui ne comprend pas cette sagesse?
At.Bidjeck le 19/07/2006 à 18:06:54
Moderator,
Je comprends ton propos et ton analyse ,mais les deux prof n'ont pas la même sensibilté en ce qui concerne la région SAWA.Disons que le prof Kangue EWane s'inquiète du devenir des différentes cultures camerounaise tout en se posant la question de l'unité.Alors que le prof NJOH mouelle est pour une fusion des camerounais.Enfin c'est ce que j'ai pu comprendre.Il me semble quand même que les deux aborde peut être pas sur le prisme la question de l'unité nationale.Mais avec néamoins la même vigueur et la même urgence.
Frt
Moderator, le 20/07/2006 à 11:35:42
At.Bidjeck,
Je comprends moi aussi ton point de vue. J'insiste sur le principe de clarte. Crois-tu en ce nouveau millenaire qu'il soit possible d'une telle idee d'unifier tous les Camerounais avec le large que certains ont pri dans l'incivilite, je veux dire la perpetration du desordre et la correution institutionnalisee? L'ideologie de la fusion des Camerounais c'etait au sortir des independances, aujourd'hui la presence du multipartisme dans notre pays donne lieu a une nouvelle configuration qui est aussi l'eclatement de la societe Camerounaise (pas que dans le mauvais sens). La fusion a mon avis n'est pas la solution. Il faut plutot decentraliser le pouvoir, le rendre aux regions, aux peuples, en developpant une politique de developpement non pas centree mais decentralisee. Rien n'exclus cependant que nous ayons une assemblee nationale plus representative, active et effective. Je veux dire renforcee. et voir meme d'autres institutions etatiques qui permettent de garantir le sentiment national et non l'unite nationale. Je vois a cet effet par exemple, pas que des ballets nationaux ou theatres nationaux mais aussi et surtout des theatres ballets etc sous regionaux ou commenceront a se produire des futures talents nationaux qui se produiront par apres dans le palais des congres qui est un symbole de sensibilisation nationale par exemple. C'est pourquoi, je crois que chaque communautes doit etre une source, vivier de regenerescence de la culture nationale. Qu'est ce qui dit que le ballet national et autres ne sont pas mort ou en lethargie faute de creativite de ceux qui en etaient en charge? Mon soucis n'est pas la. Je souhaite qu'au Cameroun il y a des etats generaux culturels. Notre culture est en panne. L'une des raisons est le fait qu'on ne facilite pas le developpement artistique en encourageant ce secteur que d'aucuns abandonnent a cause des idees recues comme par exemple est ce "l'art fait vivre". Certains parents ont vu bon d'etouffer le talents en choregraphie d'un enfant tout simplement parceque ca ne cree pas des debouchees au pays ou alors c'est pour les effemines (garcons). L'exemple des lions indomptables pour moi, cache beaucoup de choses que nous voulons aujoird'hui ignorer pour nr voir que le cote glorieux. Ce n'etait pas a mon avis l'unite nationale qui animait ces garcons mais la volonte de porter haut le drapeau de leur pays et par le fait emem leurs propres Etres. Que cela soit recuperer par les politiques ca on en sait quelque chose. J'ai peur de toutes idees d'uniformisation des pensees ou des comportements. Laissons se developper et s'exprimer nos differentes individualites canalisees par un sentiment commun d'appartenir a une seule et meme nation. Pour moi, redonner le pouvoir aux regions aux peuples et aux communautes c'est redonner l'esprit d'imagination et de cretivite aux peuples. C'est la source intarrissable ou notre societe doit reprendre son elan nouveau.
Je ne crois pas que pour lr prof NME il y ait une urgence. Ce qui se pase dans la communaute Sawa serait dennoce aussitot avec fermete par cette autorite de notre entite Sawa. Si les Sawa Douala sont menaces comme cela est de plus en plus le cas de nos jours et que des reponses efficaces ne soient pas donnes a cet effet, alors a quoi sert t-il d'etre une elite de ce peuple? A quoi sert t-il d'etre une autorite morale? Avant de parler d'Unite Nationale, moi, je crois qu'il faut faire comme les autres, d'abord batir une sensibilite du Grand Sawa, qui apres pourra apporter sa contribution au debat national Camerounais.
At.BIDJECK le 20/07/2006 à 15:47:09
Moderator écrit:
"L'ideologie de la fusion des Camerounais c'etait au sortir des independances, aujourd'hui la presence du multipartisme dans notre pays donne lieu a une nouvelle configuration qui est aussi l'eclatement de la societe Camerounaise (pas que dans le mauvais sens). La fusion a mon avis n'est pas la solution"
Je ,ne pense pas que la fusion était une idéologie mais plutôt une idée et un objectif et je ne pense pas que c'est trop tard.Mais il faut revoir en profondeur la démarche à suivre.Nous avons proclamé une Rep unie et ^plus tard une républ .Mais une république c'est l'égalité des citoyens devant la loi.C'est l'intégration territoriale.La liberté de circuler et de s'installer sur toute l'étendue du territ nation .Actuellement aucun de ces principes n'est respecter.C'est donc il me semble que nous passerons peut être par une régionalisation,une confédération etc... afin de parvenir à l'unité nationale.Et ceci me semble urgent.Sinon les ethnies de plus de 1000000 personnes ne tarderont pas à réclamer plus qu'une region mais simplement une indépendance, et nul n'a le droit de leur refuser cette indépendance.Car d'après tout Moderator,le camr c'est l'oeuvre des allemands et on a jamais demandé au différentes composantes de notre jeunes nation si elles voulaient vivre ensemble.Car bcp sont bien CAMR uniquement par la volonté de BISMARCK et non par une expression d'un qcq choix.Ceci est d'ailleurs vrai pour tous les autres étas africains à part des puissants royaumes pré_coloniaux(BENIN,CONGO,ZIMBAW,ANGOLA etC...)
Frt
Moderator le 21/07/2006 à 10:27:20
Tu as raison mon frere AT Bidjeck,
Il faut peut comme dit Bernard Muna recommencer tout a Zero, refaire le Cameroun. Je ne suis pas de cet avis cependant de Muna Bernard. Il faut des etats generaux de la situation socio-economique, culturelle et politique du Cameroun. Ce n'est que par cette consultation nationale que des solutions peuvent venir. Ce n'est pas le travail d'un seul homme ou d'un seul parti politique. C'est celui de tous les Cameroun sans qu'on ait peur de voir ses idees mises en pratiques par son rival
Atangana Bidjeck le 22/07/2006 à 10:40:30
Mais c'est justement de ces états généraux dont parle BERN. MUNA. IL faut bien revoir le camr en profondeur.Le centralisme administratif est un échec.Il faut imaginer d'autres solutions dont ni toi ni moi n'avons.Mais il se peut bien que les diff ommunautés de notre jeune nation soient appelées à se prononcer.Non comme citoyen ,mais comme communauté.Il me semble que c'est là une urgence.Qui veut vivre avec qui ?Qui doit faire quoi? l'éducation ? la santé ?La police? y aura t il un droit local dans certaines régions? si oui lesquelles? Quelle sera la langue administrative.Car il faut qd estimer le coût du bilinguisme.Imprimer systématique tous les documents en anglais et en francais c'est couteux en encre et en papier.J'aurais préférer que le francais soit la langue officielle,malheuruersement pour moi l'humaité réfléchit en anglais et il ne nous sert à rien de s'enfermer dans un ghetto francophone.Nous devons donc faire les efforts pour maitriser l'anglais pour nous qui ne le parlons pas bien.
Frt