BONA SAWA

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Célestin DJAMEN: J’en appelle à la formation d’une Nouvelle Opposition

 

Célestin DJAMEN: J'en appelle à la formation d'une Nouvelle Opposition

 

 

PARIS (FRANCE): 10 JAN. 2008

© Célestin DJAMEN, Correspondance 

 

 

"...L'Opposition Camerounaise est, je regrette de le rappeler, dans son essence, avant tout tribale ou régionale. La photographie du monde politique camerounais, à l'occasion de chaque mascarade électorale achève de démontrer, s'il en était besoin, l'aspect de la dominante tribale, de par ses «élus», de l'Opposition dite parlementaire..."

 

Tourbillons de faiblesses.

 

 

L'opposition, c'est la vie" disait Honoré de Balzac.

 

Cette pensée est d'autant plus plausible qu'adaptée à la politique Camerounaise, il en ressort que la vie, c'est-à-dire le passé, le présent et l'avenir politiques d'un Etat dépendent de ce qu'en décide son opposition.

 

En tant que force de contrôle du pouvoir, notre opposition était sensée créer la dynamique du changement. Or force est de constater qu'elle a sombré, et dans sa décrépitude, a renforcé et largement participé à la consolidation de la dictature. Cantonnée à mendier des subsides aux autorités ou réduite à la revendication cacophonique d'un salaire, l'Opposition est devenue totalement paraplégique, atone et pour tout dire, a cessé d'exister. La faute à l'ineptie et à la cupidité quasi atavique des hommes et des femmes sensés constituer l'Opposition. Chacun peut constater qu'aucune des formations de notre soit disant Opposition n'est en mesure aujourd'hui de faire pression sur le régime de Yaoundé, notamment en raison de leur manque de cohésion et leur participation avérée à la « mangeoire nationale ».

 

L'Opposition Camerounaise est, je regrette de le rappeler, dans son essence, avant tout tribale ou régionale. La photographie du monde politique camerounais, à l'occasion de chaque mascarade électorale que Belzébuth fait, achève de démontrer, s'il en était besoin, l'aspect de la dominante tribale, de par ses « élus », de l'Opposition dite parlementaire. Je regrette aussi de dire que l'Opposition sensée combattre le Pouvoir n'est plus que le reflet des intérêts d'un groupe ethnique qui aspire à son tour à gouverner. Or pour mener à bien des projets de développements nationaux et pour gouverner, il est important de partager la même vision d'avenir, d'avoir un projet de société où chaque Camerounaise et chaque camerounais, quelque soit ses origines ethniques, se retrouverait. Les Camerounais ont pleuré de toutes les larmes de leur corps lorsque ,durant la campagne des Présidentielles, ils se sont vus contraint d'assister à la danse du ventre des structures mort-nées du style FFA ou CNRR dont la principale ambition fut de faire croire qu'il existât une opposition et justifier le financement public de la campagne électorale. Ce ne fut , hélas qu'une supercherie de plus. Si la lampe qu'on éteint plonge souvent la pièce dans le noir ,il en est de même, pour l'Opposition qui, happée par un tourbillon de faiblesses a fait toute la « force » du régime RDPC.Mr Biya ne domine pas la scène politique Camerounaise, loin s'en faut, mais c'est l'ex-Opposition qui a été incapable de dominer ses peurs et son goût invétéré des « petits avantages ».

 

Sur ce constat plus qu'alarmant qui se dégage aisément des ruines de l'ex- Opposition, l'espoir doit pourtant renaître. C'est pourquoi j'en appelle à la formation d'une Nouvelle Opposition, déterminée à offrir une véritable chance d'alternance au Cameroun. Le peuple le mérite. L'ex-Opposition doit avouer son crime de connivence et de collaboration avec les tortionnaires du peuple. La Nouvelle Opposition doit faire le deuil de l'ancienne afin que la nation toute entière puisse redéfinir les contours de la lutte. L'ennemi est à l'intérieur et nul ne peut prétendre détruire la vermine du dehors si le ver à l'intérieur du fruit n'est pas extirpé. L'attentat constitutionnel que notre jeune Etat subit en ce moment, lequel est lui-même la résultante d'un coup d'Etat permanent vieux de plus d'un quart de siècle, nous impose le devoir du sacrifice, voire d'un sacrifice suprême. Ceci afin de défendre notre dignité de citoyens libres. Nous vaincrons, soyons confiants.

 

 

Célestin DJAMEN

Homme politique

Président de l'U.D.A (Union pour la Diaspora Active)

udaworld@yahoo.fr 

 

Source: http://www.cameroon-info.net/



30/01/2008
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